02.11.2009
Calme et tempête
Trouver l'équilibre entre le calme et la tempête. Que cela soit bien clair: la tempête ici n'a pas un effet dévastateur, mais revigorant. De même que le calme n'a rien d'un mouroir où le vide nous tue à petits feux.
Il me vient souvent des envies de caféine, celle qui, absorbée par nos veines, nous rend frissonnants, bouillants, impatients, avec des envies de traverser des océans et gravir des montagnes pour conquérir des Belles, ou juste pour les endorphines que les muscles libéreront en nous.
Mais aussi des envies de calme, de ces calmes comme on en a vécu, avec un vent chaud qui nous remplit les poumons, à en sentir le cheminement dans notre corps, à l'inspiration comme à l'expiration, une odeur de sable, un paysage ocre, un instant où tous les sentiments sont intérieurs, où l'on se surprend à sourire du coin des lèvres en jouissant de ce bonheur dont on sait qu'ils ne durera pas éternellement mais qui restera gravé dans nos neurones. Notre corps rempli d'eau en contraste avec ce paysage qui finirait par nous absorber par capillarité. En attendant nous absorbons, tout, par nos sens, pour pouvoir nous le libérer, au besoin, à tout moment.
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29.10.2009
rêVe
Je ne l'ai plus vue depuis prés de cinq lustres mais elle a ressurgi du passé, dans ma mémoire, dans mon sommeil. Je l'ai connue jeune, elle m'a connu timide. Seuls dans une maison vide, en jupe courte, ses longues jambes à la peau mate à portée de regard, à portée de main. Et rien n'est arrivé. Trop reservé, trop gauche, trop jeune, je n'ai pas fait le premier pas. Elle non plus, à mon grand désarroi actuel.
Ma timidité a été compensée par les neurones. Ils se sont chargés de créer une virtualité pour nous. Des retrouvailles improbables, irréalistes, mais n'est ce pas là le principe même d'un scénario virtuel ?
Je me retrouve dans son bureau, des sourires sur nos visages comme il y a longtemps, l'impression que l'on s'est toujours cotoyés depuis, juste avec un trou de mémoire énorme à combler. Et lorsqu'elle se retrouve devant moi, près de moi, son "Alors?" m'attire sur ses lèvres. Vous savez ce moment où l'on se dit qu'il faut le faire, où tout votre corps ne peut s'en empêcher, cette crainte d'être rejeté mais dont on passe outre, pour ne point regretter ensuite. Les premiers baisers, qui ne sont jamais comme les suivants. Nos lèvres se séparent, je la vois sourire. C'est un go. Je continue. On est interrompus. Aucun doute sur ce que l'on faisait, personne ne relève même si elle devient rouge, croisant les bras comme pour cacher une nudité inexistante.
Mais l'aube est déjà là. J'ai toujours détesté ce demi sommeil matinal propice aux rêves les plus étranges. Avec sa frustration d'histoires inachevées.
Je vois déjà la déception de ceux qui voulaient plus qu'un rêve d'amourette au baiser quasi chaste.
Mais imaginez la mienne, car penché pour ce baiser, j'appercevais son décolleté, le haut de ses seins à la peau toujours aussi mate. Une envie de savoir si elle serait aussi douce que ces lèvres, si ses jambes sont toujours aussi effilées. Même si ce n'était qu'une création de mon cerveau, les sensations, elles, étaient réelles.
12:12 Publié dans Cerveau du haut, Les Belles, Sexe | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
16.10.2009
Dépendance
Comment peut-on dépendre à ce point des autres ? De leur regard, de leur opinion sur soi, de l'importance qu'ils nous accordent. Au point d'exagérer chaque événement de la vie, dans un sens ou dans l'autre. Pour se sublimer au delà du réel ou se poser injustement en victime afin d'attirer les consolations de tous voire de n'importe qui ?
Ne pas voir la chance d'avoir une famille, des êtres proches prêts à t'aimer sans condition. Toujours voir l'herbe plus verte ailleurs sans tenir compte de sa sécheresse passée ou à venir. Nourir ainsi sa jalousie et essayer de devenir plus attractif que ce pré si vert. Et si cela ne marche pas, se défouler, cracher sa bile sur ceux qui se trouvent à proximité, qui ont commis d'irrécupérables et éternelles erreurs par le passé. Ce passé qui pésera toujours à en gâcher la vie au lieu de penser au futur.
On a tous un besoin de reconnaissance intérieure et extérieure. Un côté Narcisse et un autre star. Mais il faut en avoir un plus spectateur aussi. Limite voyeur, qui prend du plaisir au spectacle qui l'entoure.
09:50 Publié dans Grandir, Social | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note



