23.07.2009
Je suis un bloguer
Papillonnant de blog en blog et aprés avoir ouvert le mien, j'en suis venu à me poser la question sur le but du blog. Pour qui est-il créé, conçu, façonné, imaginé ? Pour choper, s'exhiber, se re personnaliser, crééer un second Surmoi, voire Moi, se libérer de ces poids dont on ne peut se défaire dasn la vie courante à moins de consulter directement un professionnel mais qu'il faut affronter les yeux dans les yeux si non les yeux sur les chaussures ? Doit-il y en avoir un d'ailleurs ?
Je me sais égoïste, je l'ai ouvert pour moi essentiellement. Pour relire des jours voire des semaines plus tard des pensées du moment qui prennent un tout autre sens avec le temps. Je comprends du coup que cela puisse évoquer des sentiments divers parmi les lecteurs. Certains, de par leurs expériences personnelles, réagissent de façon viscérale, d'autres en meurent d'ennui. J'ai moi-même écrit au sujet de "A." que l'on pouvait trouver cela: gnan-gnan avec une pointe de sexe style série rose de M6.
Je l'ai ouvert par exhibition également, sinon autant écrire sur un autre support et se complaire dans une nostalgie égocentrique à souhait. Mais aussi par respect, égalité, équilibre? Je ne puis trouver le mot exact: je satisfais ma curiosité et mon plaisir à lire les autres blogs. Je trouvais injuste de jouer les voyeurs et de ne rien proposer en échange.
Mais tout ceci n'a pas beaucoup d'importance. C'est ephémère. Cela peut être effacé d'un coup de click. Cela restera dans nos mémoires tant que les neurones le voudront bien, si non les mots exacts, du moins une sensation, celle que l'on a eu en l'écrivant ou en le lisant.
Pourquoi écrivez-vous?
11:55 Publié dans Et moi et moi et moi | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
16.07.2009
Le viol
Non, n'attendez pas de moi que je lance un débat sur cet acte physique qui m'est étranger et sur lequel je ne peux avoir que des idées préconçues, prémachées, préanalysées. Non que les garçons soient totalement exclus de ces épreuves, mais je n'allais pas souvent à l'église.. aïe, je sens que l'on va me tomber dessus pour une telle réflexion. De plus les popes orthodoxes étant mariés de surcroît, ils peuvent se consacrer entièrement à Dieu le moment venu. Je ne fréquentais pas certains milieux étant enfant donc et je n'ai subi que quelques tentatives d'attouchement dûes à la finesse de mes jeunes traits , actes qui ne m'ont provoqué aucune crainte particulière à aborder la vie. Je ne peux donc pas m'attacher à ce sujet en toute connaissance de cause.
Le seul viol auquel j'ai assisté au plus près était virtuel mais j'ai bien ressenti la rage, le désespoir et les blessures que cela a provoqué. Conséquences qui auraient pu être d'autant plus graves vu l'environnement dans lequel vit la victime. Comment me suis-je retrouvé mêlé à cela? Parceque j'en suis un des responsables. Non pas du viol en lui même mais en tant que catalyseur. J'échangeais avec une jeune femme des emails qui se transformaient parfois en scénarios qui n'avaient plus rien d'équivoques. Je recevais des photos qui me permettaient d'effectuer un montage digne d'un réalisateur hard dans ma tête. Jusqu'au jour où sa boîte email a été visitée, mon identitée "volée", son intimité violée. Le temps qu'elle se rende compte du style différent, des mots changeants, de l'envie falsifiée. A sa rage et son désespoir, à son sentiment de viol avec la honte que cela engendre, s'est rajouté ma peur. Pas pour moi: un prénom volé, une adresse bidon récupérée, cela n'avait pour ainsi dire aucune conséquence sur ma vie. Mais pour elle. Peur que ses mots crus, ses mots enflammés, son corps superbe ne soient dévoilés autour d'elle, dans son milieu professionnel, dans son entourage social. Peur pour ma belle Orientale.
11:07 Publié dans Les Belles | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
15.07.2009
L'inconnue du tram
Si jeune, si marié, je me rendais à mon habitude, déjà des habitudes, sur mon lieu de travail. Pas la promiscuité du métro Parisien, juste l'occupation régulière d'un tram. Plein d'étudiants, d'étudiantes, à peine plus jeunes que moi voire plus agés. Je n'accordais alors pas d'importance particulière à ces jeunes femmes, leur fraîcheur physique, leurs parfums si présents. Non, je n'étais pas indifférent, loin de là. J'appréciais ce que mes sens en percevaient. Mais je n'aurais pas cherché à aller plus loin car il y manquait cette décharge d'adrénaline suplémentaire qui défie la raison et réveille en vous le cerveau reptilien.
Mon regard se perdait de visage en visage, comme une lecture vivante à défaut de papier, pour passer le temps. Jusqu'à ce que mes yeux paniquent: j'étais observé en retour. Droit dans les yeux. Le visage serein. Un passe temps commun avec cette jeune femme ? Un tour d'horizon plus tard et le regard était toujours là. Avais-je décelé un léger sourire ? Moqueur ou enchanteur? Mes yeux ne passaient plus que des siens vers le paysage citadin qui défilait. Et plus le temps passait plus l'emballement des sens qui m'avaient toujours fait défaut s'installait en moi. Etre l'objet d'observation éveillait en moi une excitation certaine. Mais qui étais-je pour imaginer être l'objet de l'envie de quelqu'un , une inconnue de surcroit ? Rien n'aurait pu calmer ce plaisir naissant. Aucun mouvement pourtant. Paralysé d'envie et de censure.
Arrêt Facs. Elle hésite, me regarde, ne descend pas. Arrêt suivant, tout le monde descend. Aucune parole, juste le blanc des yeux. Chemins opposés. Quel con...
11:43 Publié dans Et moi et moi et moi, Grandir | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
06.07.2009
A.
A son air faussement timide qui m'a poussé à faire le premier pas. A sa façon de fondre dans mes bras quand je lui embrassais le cou et le lobe de l'oreille.
A la confiance qu'elle m'a faite la première nuit. A sa façon de me dire "Vas-y...", mon sexe dans sa main le frottant contre le sien. Au velours de ses fellations. Au goût léger de son intimité. A son air entre désolé et de plaisir lorsqu'elle s'excusait de ne pouvoir être plus silencieuse quand on faisait l'amour la fenêtre ouverte dans la chaleur de l'été. A sa façon de promener ses mains sur mon dos jusqu'entre mes fesses lorsque j'étais en elle.
A ses baisers légers sur mon corps quand elle se réveillait en pleine nuit à me regarder dormir. A sa silhouette fine, de profil, en sous vêtements se maquillant le matin, le visage tendu vers le mirroir. Aux pauvres poissons que l'on a dégusté en sushis à droite à gauche. A sa force mentale, malgré sa jeunesse, de vouloir se construire sa vie, quitte à traverser les océans.
Malgré notre différence d'âge, la peur de la réaction de ses amis, la séparation entre les moments où l'on se rencontre encore, elle me fait encore le même effet: désir, envie, excitation, tendresse, admiration. Peut être est ce dû au fait que dans ma tête ce n'est point fini. Notre histoire à deux a bien fini. Or cela ne peut pas bien finir, sinon cela ne finit pas parraît-il: "Les histoires d'amour finissent mal..sinon cela elles ne finiraient pas". Mais ce n'est qu'un point de vue masculin.
10:12 Publié dans Et moi et moi et moi, Les Belles | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
01.07.2009
Je suis un polygame
A l'instar d'autres blog j'inaugure une série avant même l'individualisme des billets que je peux laisser ici. Peut être à cause de la phase d'égoïsme que je traverse "temporairement" depuis un lustre déjà. Mais la formule blog s'y prête également il est vrai. J'aurais pu me tourner vers l'extérieur comme la série ça rend con (un blog qui me plait mais sur lequel je n'ai jamais eu la courtoisie de laisser un petit mot , honte à moi), mais en lieu et place je me suis fait nombriliste avec mes "Je suis". Bref, je n'invente pas grand chose, j'assemble, j'intègre et régurgite à ma façon.
Je suis polygame disais-je donc, presque avec fierté. Il faut cependant modérer tout cela. Je suis polygame, à mes heures perdues. Et il est des moments où il n'y a pas d'heure perdue, où le temps ne suffit plus pour gérér les priorités. La polygamie n'en est pas une. C'est pourtant aussi important que des amis, de vrais amis. Agréable, relaxant, intense, ennivrant. Pour qu'ensuite la vie reprenne son cours. Jusqu'à la prochaine fois où l'on se revoit avec plaisir. Un contrat de base en quelque sorte. Qui dérape parfois quand on s'attache trop. Et je ne parle pas ici de pratiques particulières. Désolé, je n'ai pas pu m'en empêcher: l'introspection a dérapé sur d'autres neurones.
Je disais donc que le contrat de base dérape et on devient lâche. Non, on montre notre lacheté serait plus juste. Paceque si on avait eu le courage nécessaire, la situation aurait été claire depuis le début. Et elle l'est avec les alter ego du sexe opposé. Elle l'est moins avec les âmes esseulées. Pourquoi les approcher alors? Parcequ'on y trouve plus d'attentions à notre égard. Et Dieu que notre ego aime cela.
15:33 Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : sexe



