30.09.2009
Ubiquité
Ce don dont on ne dispose pas. Pas seulement pour les petits plaisirs de la vie pour lesquels 24 h ne suffisent guère. Lire, passer des heures à regarder une nature vivante à priori ennuyeuse à souhait mais qui repose les connexions neuronales, écouter les déblatérations phonétiquement et grammaticalement fausses de sa progéniture, se cuisiner ces petits plats dont on se jure que l'on ne nous y reprendra plus vu les dégâts qu'ils font à notre taille... Tout cela à du mal à se caser dans le temps qui leur est imparti. Mais je vois plus grand, plus long devrais-je dire. Pouvoir consacrer sa vie à deux personnes sans n’en trahir aucune. Le rêve de la déculpabilisation. Ce ne sont pas quelques instants par ci par là qui vont satisfaire ce besoin. Il faut donc être double. Je ne vois pas d'autre solution. Etre plus stable sentimentalement entends-je dire ? C’est une solution, j'ai eu de telles périodes dans ma vie. Si, si, juré craché. Mais cela n’est pas, le sera encore ou ne le sera plus, là n’est pas le propos.
Et je ne parle pas de posséder une deuxième vie qui permettra de papillonner à loisir tandis que l’autre se complait dans un confort familial certain, non. Vivre deux histoires à 100%. Ne pas faire un choix pour ne pas regretter l’autre. Ne pas blesser une personne en protégeant l’autre.
Et ne me dites pas que l’on ne peut donner autant à une personne qu’à une autre.
Mais les arguments sont inutiles, ce don n’existe pas.
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