13.11.2009
Je suis un égocentrique
Le plus gros égocentrique du Monde.
Parcequ'après avoir été quitté, j'ai refait ma vie.
Parceque mes enfants m'aiment toujours autant.
Parceque mes enfants aiment ceux que j'aime.
Parceque mes enfants sont des enfants et ne jugent pas.
Parceque je m'accorde des moments à deux.
Parceque, parceque et parceque.
A cause d'arguments qui peuvent être démontés un par un.
A cause d'une imagination quasi morbide poussant à faire quelque chose de noir de tout ce qui est inconnu..
A cause d'une vie "malheureuse" qu'il faut imputer à quelqu'un.
Mais la plus belle preuve de mon égocentricité: cela ne me démoralise plus.Difficilement reconnaissable dans ce que je lis de moi, je deviens un personnage de roman.C'est un fait divers qui m'est étranger
Un déni dites-vous? Oui, oui, ok. S'il faut un coupable j'avoue le déni. Mon amour propre peut supporter cela.
Pour conclure j'ai toujours aimé cette chanson de Mademoiselle K:
j'suis jalouse à en faire trembler les gens
et même si c'est moi qui casse
j'm'en fous j'veux pas qu'on me remplace
j'imagine tout c'est encore pire,
tu pourrais tomber amoureux
recommencer une vie à deux...
17:12 Publié dans Et moi et moi et moi, Grandir | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
31.08.2009
Tag
Taggé par Miss Anis, je m'incline.
Il faut dire que ce n'est pas un sujet qui me déplait ce qui rend la tâche plus aisée. Et, oui, quand je parle de la tâche, je peux parler de moi également .
Taggé donc sur les lectures.
1 - Plutôt corné ou marque page ?
Marque page, mais improvisé: un ticket de metro, train ou avion, la liste des courses, le crayon que je machouillait en lisant. Le marque page du moment en quelque sorte.
2 - As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Oui. Je m'en suis fait moi même cadeau parfois.
3– Lis-tu dans ton bain ?
Cela m'est arrivé, dans un minuscule émirat. Quite à être nu et lire en pleine chaleur autant l'être dans un bain.
4 – As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Pensé à écrire, oui. Pensé à passer à l'acte, non. Quelques pages ne feront jamais un livre.
5 – Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Tant qu'il n'y a pas autant de volumes que d'épisodes de The Young and The Restless ...
6 – As-tu un livre culte ?
Culte. Un mot que la diversité a du mal à cerner. N'ayant pas de type de lecture, je ne trouve pas d'ouvrage répondant à ce mot si fort. " Le sabotage amoureux " m'a peut être plus touché de par certians épisodes de ma vie qui s'en rapprochent beaucoup. Ajouter à cela le style, l'humour, les références evoquées et il sera toujours particulier pour moi. De là à le définir culte, c'est une pas que je ne franchirais pas.
7 – Rencontrer ou non l’auteur du livre ?
Oui... Non... Oui... A vos risques et périls: certains peuvent vous dégouter de l'oeuvre. Certains seulement. D'autres ne vous font que l'aimer plus. Donc autant risquer.
8 – Aimes-tu parler de tes lectures ?
En parler spécifiquement non. Mais elles reviennent dans mon flot de paroles.
9 – Comment choisis-tu tes livres ?
Parfois par auteur, souvent par hasard.
10 – Aimes-tu relire ?
Jamais. Une impression de me répéter.
11 – Une lecture inavouable ?
Voilà un question bien ambigüe à laquelle, logiquement, il ne devrait y avoir de réponse.
Si inavouable il y a, elle ne sera ici avouée.
Sinon, pas de lecture inavouable, donc pas de réponse.
Me suis-je bien dérobé à la question ?
Un peu plus sérieusement: je n'ai pas honte de mes lectures. Ce n'est d'ailleurs qu'aprés les avoir lues que l'on peut les critiquer (il en va de même pour les films: critquer ce qui a été vu).
Lectures dont on pourrait avoir honte (mais dont je n'ai pas): les livres, blogs et sites sexe. C'était bien le but de la question, non ?
12 – Des endroits préférés pour lire ?
Non. Par contre, à éviter: cinéma et au volant.
13 – Un livre idéal serait pour toi ?
Gratuit.
14- Lire et manger ?
Lire ou manger: les hommes ne savent pas faire deux choses à la fois...
15 – Lecture en silence, en musique, peu importe ?
En sourdine.
16 – le Livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu’au bout ?
C'est comme le sexe, donc non.
17 – As-tu un livre culte ?
Je n'ai toujours pas changé d'avis.
18 – L’auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?
John Gray. Pour encore plus en rire.
19 – Ton livre de chevet tout de suite ?
Je le cherche.
Voilà. Je ne pense pas que l'on en sache beaucoup plus sur le personnage après ce tag sinon que je suis un mâle, porté sur le sexe (pléonasme), radin et qui a des difficultés à faire des choix dans la vie. Finalement cela peut être assez révélateur .
16:29 Publié dans Cerveau du bas, Cerveau du haut, Et moi et moi et moi, Livre | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
05.08.2009
Je suis un esclave
"Votre tour viendra", telle était la devise, l'épée de Damocles de ma vie de négrier.
Passer d'une condition à l'autre a ses avantages et inconvénients. On ne doit plus justifier l'injustifiable, le type de comportement qui fait de vous un homme dans une entreprise, une froideur que l'on doit afficher pour montrer sa force, sa maîtrise des sentiments les plus humains. L'ego par contre se sent touché du fait d'être assimilé aux meubles qui font partie du lot vendu.
Le choix est simple. Lutter ouvertement est inutile, la force répressive est trop puissante, insouciante et surtout intouchable. Des réseaux sont ravivés ou se créent. Une tentative d'évasion en masse où l'on ne sait que trop bien que ce sera du chaucn pour soi une fois les premiers murs franchis.
Une peur de l'inconnu s'installe, comme une peur ancestrale de l'obscurité. Le nouveau maître mérite-t-il ces à priori ?
10:20 Publié dans Et moi et moi et moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.07.2009
Je suis un bloguer
Papillonnant de blog en blog et aprés avoir ouvert le mien, j'en suis venu à me poser la question sur le but du blog. Pour qui est-il créé, conçu, façonné, imaginé ? Pour choper, s'exhiber, se re personnaliser, crééer un second Surmoi, voire Moi, se libérer de ces poids dont on ne peut se défaire dasn la vie courante à moins de consulter directement un professionnel mais qu'il faut affronter les yeux dans les yeux si non les yeux sur les chaussures ? Doit-il y en avoir un d'ailleurs ?
Je me sais égoïste, je l'ai ouvert pour moi essentiellement. Pour relire des jours voire des semaines plus tard des pensées du moment qui prennent un tout autre sens avec le temps. Je comprends du coup que cela puisse évoquer des sentiments divers parmi les lecteurs. Certains, de par leurs expériences personnelles, réagissent de façon viscérale, d'autres en meurent d'ennui. J'ai moi-même écrit au sujet de "A." que l'on pouvait trouver cela: gnan-gnan avec une pointe de sexe style série rose de M6.
Je l'ai ouvert par exhibition également, sinon autant écrire sur un autre support et se complaire dans une nostalgie égocentrique à souhait. Mais aussi par respect, égalité, équilibre? Je ne puis trouver le mot exact: je satisfais ma curiosité et mon plaisir à lire les autres blogs. Je trouvais injuste de jouer les voyeurs et de ne rien proposer en échange.
Mais tout ceci n'a pas beaucoup d'importance. C'est ephémère. Cela peut être effacé d'un coup de click. Cela restera dans nos mémoires tant que les neurones le voudront bien, si non les mots exacts, du moins une sensation, celle que l'on a eu en l'écrivant ou en le lisant.
Pourquoi écrivez-vous?
11:55 Publié dans Et moi et moi et moi | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
15.07.2009
L'inconnue du tram
Si jeune, si marié, je me rendais à mon habitude, déjà des habitudes, sur mon lieu de travail. Pas la promiscuité du métro Parisien, juste l'occupation régulière d'un tram. Plein d'étudiants, d'étudiantes, à peine plus jeunes que moi voire plus agés. Je n'accordais alors pas d'importance particulière à ces jeunes femmes, leur fraîcheur physique, leurs parfums si présents. Non, je n'étais pas indifférent, loin de là. J'appréciais ce que mes sens en percevaient. Mais je n'aurais pas cherché à aller plus loin car il y manquait cette décharge d'adrénaline suplémentaire qui défie la raison et réveille en vous le cerveau reptilien.
Mon regard se perdait de visage en visage, comme une lecture vivante à défaut de papier, pour passer le temps. Jusqu'à ce que mes yeux paniquent: j'étais observé en retour. Droit dans les yeux. Le visage serein. Un passe temps commun avec cette jeune femme ? Un tour d'horizon plus tard et le regard était toujours là. Avais-je décelé un léger sourire ? Moqueur ou enchanteur? Mes yeux ne passaient plus que des siens vers le paysage citadin qui défilait. Et plus le temps passait plus l'emballement des sens qui m'avaient toujours fait défaut s'installait en moi. Etre l'objet d'observation éveillait en moi une excitation certaine. Mais qui étais-je pour imaginer être l'objet de l'envie de quelqu'un , une inconnue de surcroit ? Rien n'aurait pu calmer ce plaisir naissant. Aucun mouvement pourtant. Paralysé d'envie et de censure.
Arrêt Facs. Elle hésite, me regarde, ne descend pas. Arrêt suivant, tout le monde descend. Aucune parole, juste le blanc des yeux. Chemins opposés. Quel con...
11:43 Publié dans Et moi et moi et moi, Grandir | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
06.07.2009
A.
A son air faussement timide qui m'a poussé à faire le premier pas. A sa façon de fondre dans mes bras quand je lui embrassais le cou et le lobe de l'oreille.
A la confiance qu'elle m'a faite la première nuit. A sa façon de me dire "Vas-y...", mon sexe dans sa main le frottant contre le sien. Au velours de ses fellations. Au goût léger de son intimité. A son air entre désolé et de plaisir lorsqu'elle s'excusait de ne pouvoir être plus silencieuse quand on faisait l'amour la fenêtre ouverte dans la chaleur de l'été. A sa façon de promener ses mains sur mon dos jusqu'entre mes fesses lorsque j'étais en elle.
A ses baisers légers sur mon corps quand elle se réveillait en pleine nuit à me regarder dormir. A sa silhouette fine, de profil, en sous vêtements se maquillant le matin, le visage tendu vers le mirroir. Aux pauvres poissons que l'on a dégusté en sushis à droite à gauche. A sa force mentale, malgré sa jeunesse, de vouloir se construire sa vie, quitte à traverser les océans.
Malgré notre différence d'âge, la peur de la réaction de ses amis, la séparation entre les moments où l'on se rencontre encore, elle me fait encore le même effet: désir, envie, excitation, tendresse, admiration. Peut être est ce dû au fait que dans ma tête ce n'est point fini. Notre histoire à deux a bien fini. Or cela ne peut pas bien finir, sinon cela ne finit pas parraît-il: "Les histoires d'amour finissent mal..sinon cela elles ne finiraient pas". Mais ce n'est qu'un point de vue masculin.
10:12 Publié dans Et moi et moi et moi, Les Belles | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note



