16.10.2009

Dépendance

Comment peut-on dépendre à ce point des autres ? De leur regard, de leur opinion sur soi, de l'importance qu'ils nous accordent. Au point d'exagérer chaque événement de la vie, dans un sens ou dans l'autre. Pour se sublimer au delà du réel ou se poser injustement en victime afin d'attirer les consolations de tous voire de n'importe qui ?
Ne pas voir la chance d'avoir une famille, des êtres proches prêts à t'aimer sans condition. Toujours voir l'herbe plus verte ailleurs sans tenir compte de sa sécheresse passée ou à venir. Nourir ainsi sa jalousie et essayer de devenir plus attractif que ce pré si vert. Et si cela ne marche pas, se défouler, cracher sa bile sur ceux qui se trouvent à proximité, qui ont commis d'irrécupérables et éternelles erreurs par le passé. Ce passé qui pésera toujours à en gâcher la vie au lieu de penser au futur.
On a tous un besoin de reconnaissance intérieure et extérieure. Un côté Narcisse et un autre star. Mais il faut en avoir un plus spectateur aussi. Limite voyeur, qui prend du plaisir au spectacle qui l'entoure.

12.10.2009

2+1

Un studio sympa, chambre en mezannine sous les toits. Une garçonnière chaleureuse mais silencieuse. Ennuyeuse de solitude. Frustrante sans sexe. Le sexe. Toujours abordé de façon intangible avant de passer à l'acte. Une opportunité de changer. Le sexe pour le sexe. Avec des personnes que l'on ne connaît pas, que l'on ne connaîtra peut être plus. Cela a commencer ainsi, par une inscription sur un site de rencontre. De rencontre par et pour le sexe.
Une facilité déconcertante à trouver des partenaires disponibles. Même immédiatement. Pas plus de deux jours pour avoir un rendez vous avec un couple dont la femme petite et fine n'a pas hésité longtemps avant de me contacter par téléphone.
Rendez vous est pris dans un endroit public, avant d'atterir chez moi pour prendre un premier verre.
Lui assez âgé, embonpoint, aucune envie d'avoir à sentir ne serait-ce qu'un effleurement de sa part pour ce qui devrait suivre. Mais il n'était pas là pour cela. Il était là pour qu'elle se donne. Pour qu'elle ne craigne rien. Pour surveiller que cela se passe bien. Peut être pour jouer les voyeurs également. Il était gentil, prévenant. Préférant prêter sa femme plutôt que de la perdre.
Elle fidèle à ses photos. Petite, fine. Fumeuse, mais pas ce soir. Pour moi.
Première expérience de ce type pour ma part. Comment aborde-t-on le thème de la soirée ? Qui commence? Qui donne le La ?
Elle? J'ai pensé que oui. Un regard de sa part, une question de la mienne pour pouvoir la toucher, la gouter, et j'ai donné l'impression d'en être l'initiateur. C'était à leur goût: les initiateurs étaient rares paraît-il.
Peau mate, agréable, goût poivré de cigarette mentholée, cela ira. Son corps se tend sous mes mains, se presse contre le mien. Direction chambre. Le mari sur nos talons.
Sa chemise tombe, son jean et son soutien gorge volent. Voilà la belle en string, me déshabillant. Nu, sa langue dans ma bouche, sa main sur mon sexe, le mari à deux mètres de nous. Petit conciliabule entre eux. Il ne se joignera pas à nous." Non, vas-y..."
Plus de string, nos deux corps chauds l'un contre l'autre, les mains entre les jambes de l'autre. J'ai goûté de nombreuses parcelles de son corps tandis qu'elle s'evertuait à me faire jouir. Qui allait gagner ? Prem's !! Elle a gagné. Il fallait prendre les choses en main. Ou en bouche. Ou les deux. Ma tête entre ses jambes. Le candauliste n'était plus présent pour nous, pour moi du moins. Son bassin se pressait contre ma bouche, son sexe coulait sur mes lèvres, ma langue, jusqu'à ce que mes cheveux soient tirés un peu plus fort, que son corps se tende, que son vagin se contracte sur mes doigts. Et elle est devenue folle. Une folie sexuelle effrenée. Elle m'a repoussé, retourné, s'est saisi de mon sexe pour le branler et l'aspirer. Aspirer mon sperme si je ne daignais point jouir à nouveau. A mon tour d'être plus bestial, de tirer ces cheveux afin de la ralentir quand je sentais que cela venait, de promener mes mains sur son corps et dans ses orifices. Jusqu'à en jouir. Un dernier baiser profond avant l'acalmie. Au goût de sperme, cyprine, tabac mentholé et frissons d'orgasmes.
Dénouement. Détente des corps sous les yeux du mari toujours présent. Massage lent avant le départ.
Elle m'a rappelé mais je n'étais point disponible, vraiment, aucune fuite déguisée. Ensuite coordonnées et téléphone perdus. Dommage, on aurait bien aimé voir comment cela dégénérerait entre nous sans un voyeur. Histoire de se lâcher encore plus.
Première expérience réussie de sexe pour le sexe. Et dernière aussi. Réussie en tout cas.

06.10.2009

A.gain

Once upon a time in the West, I met a girl. We liked each other, kissed, fucked, shared a pot, even made love. We split up. Don't really know how and why. It all took place so quick. Shit happens. But we never really lost each other. Emails once in a while. Four years later we met again. Weird to hear me on the phone she said. Weird ? Didn't sound good. Well, to late to cancel. The first minutes were...weird indeed. A little coldness in her voice. Softened after a beer...or two. And the ice melted. But nothing more. Four years to catch up on one and only evening. The good night kiss was somehow distant. Not really cold, just some sadness all over it.
I had to tell her I enjoyed these moments though. Got a message back: "Don't change". Wasn't that bad after all.
Same girl, same place, one year later. Only two phone calls and a few emails in between but the ice melted quicker. A lot quicker. Let's blame it on the global warming. We were able to talk, laugh about our past as a couple. About what we liked and disliked. About how we made love windows open and sometimes overnight . Yes, I know, I was younger, don't need a reminder.
Talking about how I made her suffer once, without even noticing. No hard feelings though.
We didn't want this evening to come to an end. But it did. And no, you'll not have the sex night you're expecting here described because there was none. I craved for some, sure. She is gorgeous and I'm "only" a man. I even undoubtfully thought, after the "few" drinks I had, that she was asking for it too. I just didn't want her to be a one night stand. Unless she didn't mind. I felt she did ...