05.10.2009
Dragueur à la noix
Intérieur jour.
La laisse éléctronique vibre en pleine réunion. "Appel n° inconnu".
Je ne vais pas interrompre une merveilleuse discussion sur le pourquoi du comment des cette solution technique vis à vis des considérations pécuniaires de son utilisation pour quelqu'un qui ne veut se faire connaître. Et je suis sérieux, il y des moments où j'aime me triturer les neurones sur des sujets cartésiens que je maîtrise.
Fin d'après midi, même jour. Même appel. Cela devient lassant, agaçant. Malgré le temps dont je dispose dorénavant, je décide de frustrer un peu plus cette personne. Une bête vengeance pour cause d'anonymat. Il me suffirait de décrocher pour savoir à qui j'ai affaire? "Bête" ai-je dit, suivez donc...
Extérieur nuit.
Température douce, nuit agréable que l'on aimerait continuer à l'infini. Vibrations. Numéro visible mais inconnu à mon répertoire. Renvoi sur messagerie. Message. Grosse voix mâle: "C'était moi tout à l'heure, rappelle-moi s'il te plaît".
Un bref récapitulatif de la situation dans ma tête. Non, je ne connais pas cette voix, grave mais non virile, sans charme. Non , je ne connais pas son numéro de téléphone. Non, je n'ai pas déambulé ces derniers soirs de célibat avec des subastance légales ou non dans la tête, à faire connaissance avec des êtres à la voix grave au point de ne pas m'en souvenir.
Simple erreur de numéro, il s'en rendra compte.
Intérieur jour le lendemain.
Appel n° inconnu. Il ne s'en est donc pas rendu compte. Il faut aider se pauvre erre. Je décroche de ma voix professionnelle, sérieuse , posée, tout mon contraire. Silence. Raccrochage. Je lui ai fait peur.
Intérieur nuit.
Appel n° inconnu.
Je décroche : "Allo"
La voix de la veille: "Heuu ... oui...je pourrais parler à la demoiselle ?"
Je doute fort qu'il veuille joindre ma fille sur mon portable.
"Quelle demoiselle ?"
"Je ne me rapelle plus de son nom..." !!!!???!!!!
J'ai presque eu pitié de lui.
Il a fallu un peu de temps pour convaincre ce Monsieur qu'il s'agit de mon téléphone, de mon numéro, que je n'ai pas changé de sexe depuis deux jours, que l'on ne s'est pas vus et que même si l'on s'était rencontrés, je lui aurais laissé un souvenir imperrissable de mon prénom !!!
Il s'est excusé, la Demoiselle doit en rire encore.
On ne doit douter de rien quand on est persuadé d'avoir obtenu le numéro de téléphone d'un membre du beau sexe dont on ne se souvient même pas du prénom.
Quand on en arrive à harceler ce numéro de téléphone malgré les messages laissés et sans réponse. Quand on en arrive à demander à parler à la personne convoitée à quelqu'un qui aurait pu être son homme.
Ne doute-t-on plus même quand on se rend compte que l'on s'est fait berner ?
Parcequ'il faut rendre à Caesar... : les daln ne font pas que des souris comme victimes.
17:24 Publié dans Cerveau du bas, Les mâles | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
30.09.2009
Ubiquité
Ce don dont on ne dispose pas. Pas seulement pour les petits plaisirs de la vie pour lesquels 24 h ne suffisent guère. Lire, passer des heures à regarder une nature vivante à priori ennuyeuse à souhait mais qui repose les connexions neuronales, écouter les déblatérations phonétiquement et grammaticalement fausses de sa progéniture, se cuisiner ces petits plats dont on se jure que l'on ne nous y reprendra plus vu les dégâts qu'ils font à notre taille... Tout cela à du mal à se caser dans le temps qui leur est imparti. Mais je vois plus grand, plus long devrais-je dire. Pouvoir consacrer sa vie à deux personnes sans n’en trahir aucune. Le rêve de la déculpabilisation. Ce ne sont pas quelques instants par ci par là qui vont satisfaire ce besoin. Il faut donc être double. Je ne vois pas d'autre solution. Etre plus stable sentimentalement entends-je dire ? C’est une solution, j'ai eu de telles périodes dans ma vie. Si, si, juré craché. Mais cela n’est pas, le sera encore ou ne le sera plus, là n’est pas le propos.
Et je ne parle pas de posséder une deuxième vie qui permettra de papillonner à loisir tandis que l’autre se complait dans un confort familial certain, non. Vivre deux histoires à 100%. Ne pas faire un choix pour ne pas regretter l’autre. Ne pas blesser une personne en protégeant l’autre.
Et ne me dites pas que l’on ne peut donner autant à une personne qu’à une autre.
Mais les arguments sont inutiles, ce don n’existe pas.
18:08 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
31.08.2009
Tag
Taggé par Miss Anis, je m'incline.
Il faut dire que ce n'est pas un sujet qui me déplait ce qui rend la tâche plus aisée. Et, oui, quand je parle de la tâche, je peux parler de moi également .
Taggé donc sur les lectures.
1 - Plutôt corné ou marque page ?
Marque page, mais improvisé: un ticket de metro, train ou avion, la liste des courses, le crayon que je machouillait en lisant. Le marque page du moment en quelque sorte.
2 - As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Oui. Je m'en suis fait moi même cadeau parfois.
3– Lis-tu dans ton bain ?
Cela m'est arrivé, dans un minuscule émirat. Quite à être nu et lire en pleine chaleur autant l'être dans un bain.
4 – As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Pensé à écrire, oui. Pensé à passer à l'acte, non. Quelques pages ne feront jamais un livre.
5 – Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Tant qu'il n'y a pas autant de volumes que d'épisodes de The Young and The Restless ...
6 – As-tu un livre culte ?
Culte. Un mot que la diversité a du mal à cerner. N'ayant pas de type de lecture, je ne trouve pas d'ouvrage répondant à ce mot si fort. " Le sabotage amoureux " m'a peut être plus touché de par certians épisodes de ma vie qui s'en rapprochent beaucoup. Ajouter à cela le style, l'humour, les références evoquées et il sera toujours particulier pour moi. De là à le définir culte, c'est une pas que je ne franchirais pas.
7 – Rencontrer ou non l’auteur du livre ?
Oui... Non... Oui... A vos risques et périls: certains peuvent vous dégouter de l'oeuvre. Certains seulement. D'autres ne vous font que l'aimer plus. Donc autant risquer.
8 – Aimes-tu parler de tes lectures ?
En parler spécifiquement non. Mais elles reviennent dans mon flot de paroles.
9 – Comment choisis-tu tes livres ?
Parfois par auteur, souvent par hasard.
10 – Aimes-tu relire ?
Jamais. Une impression de me répéter.
11 – Une lecture inavouable ?
Voilà un question bien ambigüe à laquelle, logiquement, il ne devrait y avoir de réponse.
Si inavouable il y a, elle ne sera ici avouée.
Sinon, pas de lecture inavouable, donc pas de réponse.
Me suis-je bien dérobé à la question ?
Un peu plus sérieusement: je n'ai pas honte de mes lectures. Ce n'est d'ailleurs qu'aprés les avoir lues que l'on peut les critiquer (il en va de même pour les films: critquer ce qui a été vu).
Lectures dont on pourrait avoir honte (mais dont je n'ai pas): les livres, blogs et sites sexe. C'était bien le but de la question, non ?
12 – Des endroits préférés pour lire ?
Non. Par contre, à éviter: cinéma et au volant.
13 – Un livre idéal serait pour toi ?
Gratuit.
14- Lire et manger ?
Lire ou manger: les hommes ne savent pas faire deux choses à la fois...
15 – Lecture en silence, en musique, peu importe ?
En sourdine.
16 – le Livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu’au bout ?
C'est comme le sexe, donc non.
17 – As-tu un livre culte ?
Je n'ai toujours pas changé d'avis.
18 – L’auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?
John Gray. Pour encore plus en rire.
19 – Ton livre de chevet tout de suite ?
Je le cherche.
Voilà. Je ne pense pas que l'on en sache beaucoup plus sur le personnage après ce tag sinon que je suis un mâle, porté sur le sexe (pléonasme), radin et qui a des difficultés à faire des choix dans la vie. Finalement cela peut être assez révélateur .
16:29 Publié dans Cerveau du bas, Cerveau du haut, Et moi et moi et moi, Livre | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note



