07.08.2009

Blanc, trop blanc

Un univers trop blanc. Un d'air chaud et sec, le son des cigales. Une femme, ma femme, juste habillée d'une nuisette à l'ancienne, en coton blanc, trop blanc, qui sent le propre et le repassage, qui crisse quand on la froisse. Allongée à côté de moi dans le lit, blanc, trop blanc. Et mes mains qui se balladent, passent sous cette nuisette, glissent sur le corps chaud, les cuisses , les fesses, le dos, les seins, le ventre, le sexe... le sexe. Ses mains qui ne sont pas en reste, les langues liées. Les corps secs et chauds, comme l'air ambiant. Une erection presque douloureuse. Remonter sa chemise de nuit, la positionner en levrette pour pouvoir goûter à son sexe, à son cul pour qu'elle vienne avant moi. La pénetrer sera pour plus tard, déjà mes neurones explosent. Aprés avoir senti ses parois internes se contracter sur mes doigts, je vais me libérer en elle, sur elle, sur le lit. Une petite mort qui ...me réveille. C'était la première fois qu'elle était impliquée dans un de mes rêve érotiques. Ce fut la seule fois d'ailleurs. Un signe de la fin ?

05.08.2009

Cerveau gauche

Absence du blog. Pour cause d'absence physique. Pour cause de cerveau gauche.

Un petit electro choc au cerveau droit et le gauche s'accapare aussitôt du territoire laissé en friche. Mon côté froid et calculateur se met en marche. Etude, analyse, action, logique. Je résoud les problèmes techniques avec une facilité déconcertante. Un sentiment de supériorité s'installe. Un énervement certain lorsque l'on n'arrive pas à suivre ma démarche intellectuelle au même rythme. Comment le pourrait-on ? Mon cerveau gauche a phagocyté le côté droit. Il en a assimilé les fonctions. Utilise l'intuition pour trouver les solutions mais aussi gère la colère envers les autres. Emprisonné ce côté intuitif, spontané si nécessaire pour me laisser aller. Physiquement, épistolairement.

Se lâcher de tout point de vue jusqu'à en ressentir un plaisir que l'on ne veut arrêter. Cela (re) vient.

Je suis un esclave

"Votre tour viendra", telle était la devise, l'épée de Damocles de ma vie de négrier.

Passer d'une condition à l'autre a ses avantages et inconvénients. On ne doit plus justifier l'injustifiable, le type de comportement qui fait de vous un homme dans une entreprise, une froideur que l'on doit afficher pour montrer sa force, sa maîtrise des sentiments les plus humains. L'ego par contre se sent touché du fait d'être assimilé aux meubles qui font partie du lot vendu.

Le choix est simple. Lutter ouvertement est inutile, la force répressive est trop puissante, insouciante et surtout intouchable. Des réseaux sont ravivés ou se créent. Une tentative d'évasion en masse où l'on ne sait que trop bien que ce sera du chaucn pour soi une fois les premiers murs franchis.

Une peur de l'inconnu s'installe, comme une peur ancestrale de l'obscurité. Le nouveau maître mérite-t-il ces à priori ?